TV5 Monde — Comores : l'avocate Tislam Sambi alerte sur l'état de santé de l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi
Témoignages25 juin 2026· TV5 Monde· TV5 Monde

TV5 Monde — Comores : l'avocate Tislam Sambi alerte sur l'état de santé de l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi

Dans un entretien accordé à TV5 Monde, Tislam Sambi dénonce le refus des autorités comoriennes d'autoriser l'évacuation sanitaire de son père, dont l'état de santé est jugé préoccupant.

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La justice comorienne refuse l'évacuation sanitaire de l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi, malgré les alertes de sa famille et de figures politiques. Son avocate et fille, Tislam Sambi, qualifie sa situation médicale de « plus que préoccupante ». Un médecin traitant ainsi qu'une contre-expertise menée par quatre médecins, dont deux cardiologues, ont conclu à la nécessité d'une évacuation à l'étranger. Les experts ont diagnostiqué une ischémie cardiaque nécessitant une coronarographie, examen indisponible aux Comores.

Tislam Sambi s'indigne de l'attitude du parquet qui, au lieu de suivre les recommandations des cardiologues mandatés, a sollicité l'avis d'un médecin anesthésiste. Ce dernier, sans avoir examiné l'ancien président, a conclu que son état n'était pas grave. L'avocate dénonce une manœuvre pour gagner du temps et affirme que son père est aujourd'hui « en danger de mort ».

Sur le plan judiciaire, Tislam Sambi affirme que les droits de son père sont bafoués depuis 9 ans. Elle relève plusieurs anomalies : un placement initial en résidence surveillée par un secrétaire du ministère de l'Intérieur et une détention provisoire de 4 ans et demi, alors que la loi la limite à 8 mois. Elle mentionne également la création d'une accusation de « haute trahison » inexistante dans le droit comorien au moment des faits. Une ordonnance judiciaire autorisant son départ pour soins, signée en janvier 2020, n'a jamais été appliquée par le gouvernement.

Enfin, l'avocate souligne des atteintes à la liberté de la presse. Deux journalistes ont été placés en détention provisoire puis sous contrôle judiciaire strict pour avoir écrit sur l'état de santé de l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi.